Quelques photos du château actuel

L’enceinte mesurait environ 15 toises (30 mètres environ) à l’intérieur de l’oeuvre pour une élévation de 40 pieds (13 mètres environ).

Le donjon, dans son entier en 1793, avait une hauteur double des murs d’enceinte soit 80 pieds (26 mètres environ).

Cette tour carrée avait trois étages voûtés. A l’intérieur du monument, il y avait un mur de 15 à 16 pieds (5 mètres environ) situé parallèlement au mur ouest, à une distance de 24 pieds (8 mètres environ).

A chacun de ses angles, le château disposait d’une échauguette dont les vestiges sont encore visibles. 1312 Une autre échauguette existait aussi au niveau de l’angle rentrant situé au nord de la porte du donjon.

Ces ouvrages de plan carré à angles abattus reposaient sur une série de cinq assises en encorbellement profilées en quart-de-rond et listel. Les faces nord et ouest sont percées de cinq archères, longues et rectilignes, avec un petit ébrasement carré à la base.

La face ouest, dominant la ville, possède aussi deux ouvertures en plein cintre.

La face sud est percée de deux archères et d’une porte d’entrée en arc brisé.

La face est possède en son milieu la base du donjon avec un passage voûté en tiers-point de 3,35 mètres d’ouverture.

Propriété de l’archevêque de Narbonne et de l’église Saint-Just et Pasteur de Narbonne depuis au moins le VIIIe siècle, Quillan était le chef lieu de la châtellenie du même nom comprenant Quillan, Coudons, Galinagues, Ginoles et Cavirac.

Usurpés au début XIIe siècle par un vassal de l’archevêque de Narbonne, le château et le territoire de Quillan seront restitués à son légitime propriétaire. Redonné à titre de fief à l’usurpateur, Bernard Hugues de Quillan, il sera conservé par les descendants de la famille de Quillan au moins jusqu’au milieu du XIIIe siècle.

1313 S’il est ignoré des Croisés au début de la croisade contres les Albigeois, le château de Quillan est pris par Simon de Montfort à Pâques de l’an 1216. Retourné à l’archevêque de Narbonne grâce à l’intercession du Pape, la forteresse de Quillan fait l’objet d’une convention perpétuelle de défense en 1223 entre de puissants seigneurs locaux : Bernard d’Alion, Raymond d’Aniort et Guillaume Bernard d’Albezun.

Retourné entre les mains de l’archevêque de Narbonne, le château de Quillan lui sera disputé par les officiers du roi. Le roi le lui abandonnera en 1280 moyennant la somme de trois mille livres tournois. C’est à cette époque que l’archevêque de Narbonne ne donne plus le château de Quillan à titre de fief et crée un office de châtelain.

Les châtelains de Quillan cumulant les fonctions de juge de la châtellenie se succèderont jusqu’à la Révolution.

1314 Le château actuel a été construit au début du XIVe siècle par l’archevêque Bernard de Farges.

 En 1394, le château de Quillan est fortifié et muni de trois petits canons et de douze arbalètes afin de le défendre contre les Anglais. S’il est le témoin d’incursions espagnoles durant le XVI° siècle, il en est peut-être la victime au début du siècle suivant lorsqu’il est la proie des flammes.

Durant les guerres de religion, si le château de Quillan a résisté aux Calvinistes en août 1573, il serait tombé entre leurs mains à deux reprises, vers fin août et fin octobre.

La plus longue occupation par les Calvinistes dure d’octobre 1575 à juin 1576.

Victime des guerres de religion et d’un défaut manifeste d’entretien, en 1628 le château de Quillan est dans un piteux état. 1316 L’archevêque de Narbonne, Claude de Rébé, souhaite alors le remettre en état. Les travaux de remise en état des murs excavés, des planchers et des fermetures sont évalués à plus de 2300 livres. Ils ne seront vraisemblablement jamais exécutés.