La Grand’Rue ou rue Vaysse Barthélémy

La Grand'Rue Vaysse Barthélémy très animée.

Grand’Rue
Vaysse-Barthélémy

Elle était déjà la Grand’Rue en 1767 d’abord ROYALE puis IMPERIALE

C’est en 1901 qu’elle prit le nom de VAYSSE BARTHELEMY.
Paul Vaysse, né à Quillan, léga une importante somme destinée aux pauvres de la ville. BARTHELEMY est également le nom d’un concitoyen, peut-être lui aussi généreux donateur.

C’était avec la rue de la Mairie la plus commerçante, la plus vivante.

Mais ça, c’était avant.

Photo de droite
L’une des 3 portes de la ville.
Jusqu’au traité des Pyrénées en 1659, la citée était entourée de remparts. On sortait par une porte qui se trouvait au tout début de l’actuelle Grand’Rue. La rue de la Paix murée par les anciens remparts côté boulevard ne fut ouverte que vers 1897. Les 2 autres portes se trouvaient l’une au bout du quai de la Hille, l’autre rue de la Michance

L’Hôtel Verdier.

Le roi d’Espagne Alphonse XIII (1886-1941) avait pour habitude de descendre chaque année à l’Hôtel Verdier.
C’est également là que fut logé Védrines lors de sa campagne électorale de 1912.

Le café Rouzaud
Monsieur Joseph Rouzaud l’avait acheté à M. Raymond Moulines.
Il fut le créateur du théatre Rouzaud jouant des opérettes dans
l’actuelle salle de La Cigale.

Le premier film parlé y fut projeté en 1931.

Le nom de “La Cigale” fut donné par Mme et M. Delpech

La rue du Port actuelle rue Pasteur

Le Grand Hôtel des Pyrénées

Arrivée en voiture particulière, en train ou autobus, la riche clientèle envahissait l’hôtel. Parmi les personnages célèbres on compte Gaston Doumergue Président de la République venu inaugurer le Pont Suzanne le 4 juillet 1928, Albert Serrault, ministre de l’intérieur

L’Hôtel Verdier était situé sur l’actuel rond-point Charles Marx.
Charles Marx,chirurgien luxembourgeois et résistant venu installer la première clinique de Quillan actuelle avenue Pasteur et ancienne rue du Port.

Rue du Port. Actuelle rue Pasteur

La Rue du Port, aujourd’hui avenue Pasteur

Cette rue conduisait vers le Port des Carassiers de Marides.

Au début du siècle il y eut le garage Sandranier, puis Fabia et Veglio et enfin Artru.

Le premier bureau du Syndicat d’initiative de Carcassonne dont le responsable était M. René Delpech.

Un intéressant petit musée de pièces anciennes pouvait y être visité.

Aux environs de 1895 et jusque vers 1904, M. Raymond Moulines fabriqua des conserves de viande de bœuf, aux emplacements Escudié et Artru. On y tuait environ 30 boeufs par jour pendant 2 à 3 mois.

Ensuite on passait à la fabrication de conserves de tomates. Les bœufs destinés à être abattus arrivaient par wagons à la gare, les camions n’existant pas encore en ce temps-là. Un vétérinaire militaire était détaché à Quillan pour la surveillance du bétail et des viandes destinées à l’armée. On y entreprit ensuite la fabrication de foie gras.

Source texte Tatiana Kletzky Pradère « Quillan le Livre du Souvenir »